1. L'importance des mots et leur place dans l'énoncé (cliquer ici)
2. La structure régressive du groupe verbal (cliquer ici)
3. La négation de l'énoncé (cliquer ici)
4. L'enclavement et le désenclavement (cliquer ici)
5. Les énonciatives bipolaires (cliquer ici)

La fonction "recherche" permet de retrouver, dans l'ensemble de la rubrique, tout ou partie d'un mot allemand.

Pour recevoir la totalité des 13 pages, faire un don de 5€ (voir les modalités page d'accueil)

Une vision claire et synthétique de la structure de la phrase allemande facilite grandement l'approche du thème. Or cette phrase est complexe. La grammaire détermine la place des mots, ce qu'il est convenu d'appeler la syntaxe, mais ces mêmes mots subissent aussi la loi générale de l'intention du locuteur, qui a selon les cas une liberté plus ou moins grande.

Mais ce n'est pas tout. On observe dans ces questions de construction de phrase la grande importance de l'accentuation, qui soit accompagne logiquement la position des mots, soit permet de ne pas les déplacer, l'accent pouvant déterminer à lui tout seul l'importance du mot dans la phrase, comme on va le voir. L'identification des trois accents de la phrase possibles (accent principal, accent secondaire, suraccentuation) va donc de pair avec l'analyse des structures, elle se révèle parfois indispensable, notamment pour ce qui concerne la place de la négation.

1. L'importance des mots et leur place dans l'énoncé

1 La règle générale est qu'il convient d'énoncer d'abord ce qui est connu, ce qui a moins d'importance (appelé le "thème"), pour faire progresser l'information vers l'essentiel (appelé le "rhème"). Les éléments considérés comme plus importants seront donc accentués et placés après les autres, à droite de l'énoncé. Cela commence avec une simple paire de mots. Exemples (le mot accentué est souligné) :

Er nannte die Bundesrepublik Deutschland.
Das ist die traditionelle Rolle der Mutter.
Vor unserer Garage stand Müllers Auto.
Karin schlief in meinem Bett.
Hanna wollte sofort nach Hause gehen.
Drei Jahre nach der Scheidung lebte sie immer noch in Bamberg
.

a) L'ajout de la particule es, dite explétive, permet de déplacer vers la fin l'élément voulu (qui est accentué ; c'est le rhème) :
Es waren doch schließlich einige Verwandte gekommen.
Es wurde dann getanzt und gelacht, und zwar die ganze Nacht!

UNE PARTIE MANQUE


2. La structure régressive du groupe verbal

1 Quand l'idée que l'on veut exprimer nécessite l'emploi d'un verbe accompagné d'éléments indispensables, on parle de groupe verbal (GV). Ainsi, la structure nach Hause gehen est un groupe verbal : l'idée ne peut pas être exprimée par le seul noyau verbal gehen.

Si l'on dit : „Mein dreijähriger Sohn wollte gestern in unserem Bett schlafen”, on remarque qu'on peut enlever un élément sans détruire l'idée globale : gestern. Ce mot ne fait donc pas partie du groupe verbal. Le sujet (mein dreijähriger Sohn) est un groupe nominal (GN) composé de trois éléments. Le GV est donc : "in unserem Bett schlafen."

UNE PARTIE MANQUE

3. La négation de l'énoncé

Elle est complexe, le locuteur allemand faisant beaucoup d'exceptions aux règles générales au gré de son intention ; mais on ne peut pas tout se permettre non plus. Elle présuppose la compréhension du groupe verbal (GV) et doit être étudiée de pair avec l'accent des propositions. Disons d'emblée que, la négation se place le plus souvent devant le rhème, donc devant l'information principale de la phrase, qu'il s'agisse d'un groupe verbal (GV) ou nominal (GN).

1 Quand le GV est nié, la négation, qui est un modificateur du GV et est rarement accentuée, se place devant le dernier élément de celui-ci, le plus souvent repérable grâce à l'accent du groupe ; elle est toujours posée après le ou les compléments qui ne font pas partie du GV (et donc non accentués) :

„Der Buchstab ist nicht der Geist”, das ist Lessings Satz und Position. (Thomas Mann)

Drei Jahre nach der Scheidung wollte sie nicht mehr in Bamberg wohnen.
Die Nachbarn waren schließlich nicht nach Italien gefahren, dazu hatte das nötige Geld gefehlt. Sie hatten auch kein Auto gekauft.

Zu dieser — allerdings äußerst heiklen — Frage wollte er keine / nicht Stellung nehmen.
Die Großmutter konnte sich nicht mehr eines Kindes annehmen.


UNE PARTIE MANQUE

4. L'enclavement et le désenclavement

1 L'enclavement de l'infinitif complément

a) Dans une subordonnée complétée par une infinitive, le verbe se place devant cette infinitive, séparée de la subordonnée par une virgule ; l'infinitif n'est donc pas enclavé entre le sujet et le verbe conjugué (ici : er sich bemüht) :

Ich freue mich, dass er sich bemüht, das Problem zu regeln.

b) Après plusieurs verbes, qui ne sont jamais suivis d'une virgule, il n'y a pas de proposition infinitive mais un infinitif complément : Dans une subordonnée, le verbe conjugué se place toujours après l'infinitif, qui est donc enclavé ; il s'agit principalement de :
brauchen, glauben, pflegen (avoir l'habitude de), scheinen (sembler), suchen, vermögen (être capable de), verstehen, wissen :

Er reagiert so, weil er immer alles zu meistern glaubt.
Ich war überrascht, als er meine Worte nicht zu verstehen schien.
Es war klar, dass er uns zu belügen suchte.
Wir stellen fest, dass der Kanzler seine Arbeit zu würdigen versteht.
Sie lachte, da sie nun die Arbeit nicht mehr zu tun brauchte.


UNE PARTIE MANQUE

5. Les énonciatives bipolaires

1 Nous regroupons sous ce néologisme un bloc de deux propositions, qui sont sur le plan de la forme des indépendantes à verbe second, et reliées entre elles par un anaphorique (donc un mot qui rappelle ce qui précède) : pronom démonstratif ou adverbes, les plus fréquents étant da et dann. L’information globale nécessite la présence des deux propositions, mais c’est la seconde qui est décisive, donc constitue le rhème.
Exemples :

Kaum hatte ich geklingelt, da kamen die Kinder an die Tür.
Am Brunnen vor dem Tore,
da steht ein Lindenbaum.
Manchmal schneite es, dann holten wir den Schlitten aus dem Keller.


2 Les énonciatives bipolaires reliées par un pronom en d- ont l’apparence d’une principale suivie d’une relative où le verbe serait, par licence, désir d’effet, ou niveau de style relâché, placé en seconde position. Il y aurait donc exception à la règle. Ce cas de figure est fréquent dans les contes et les Volkslieder. Exemples tirés de Grimm :

Es war einmal eine alte Geiß, die hatte sieben junge Geißlein. (Gebrüder Grimm, der Wolf und die sieben Geißlein)
Einem reichen Manne, dem wurde seine Frau krank… (Gebrüder Grimm, Aschenputtel)


 




 
 
Créé avec Créer un site
Créer un site gratuitement